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Sur la route de Caïn – Ep 11

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On pourrait croire qu’une fois le texte validé, la couverture, le titre et la quatrième terminés, le boulot est fini. Mais non !

Comme je le dis régulièrement sur Wattpad : l’éditeur a un tas de boulot à faire pour fabriquer un livre. Et une étape qui vient donc avant la mise en fabrication est la mise en page, ou maquettage.

La plupart des autoédités, et en particulier ceux qui passent par des plateformes comme Amazon et autres, ne s’embêtent en général pas trop et fournissent un document Word. La plupart du temps, ils ne le retouchent pas après la rédaction. Je parle bien entendu de forme et non de corrections orthographiques 😉

Il est tout à fait possible d’avoir un bon rendu avec Word lorsque la plateforme est prévue pour, c’est le cas de KDP, par exemple (à condition de ne surtout pas se contenter du modèle fourni par Amazon). Mais lorsque l’imprimeur demande un PDF, en revanche, c’est le début des ennuis. Et puis, les possibilités de mise en page sont tout de même bien plus nombreuses avec un logiciel dédié, même si dans la plupart des cas, Word est suffisant pour un roman.

Toujours est-il que lorsque je passe par un imprimeur, j’ai pour habitude d’utiliser un logiciel de PAO pour un rendu plus propre en PDF. Le problème, c’est que dans ce domaine là non plus, je ne suis pas un pro et il me faut un certain temps pour parvenir à faire ce que je souhaite. Même si, après quelques titres, j’ai acquis un peu de technique, je ne publie pas un bouquin tous les mois et je dois encore parfois chercher dans les menus pour retrouver des fonctions basiques. Bref…

En général, je me contente donc de deux versions, une avec le texte avant corrections qui me permet d’avoir une idée de ma mise en page. Avec ce brouillon, je choisi mes polices (j’aime bien Arno pour le corps de texte), mes tailles de titres, je mets en place mes pages de titre et de faux titre, les mentions obligatoires et potentiellement d’autres ajouts (dessins, remerciements, etc…). Pour Caïn, j’ai fait simple et il n’y aura aucune illustration. Avant de me lancer dans cette mise en page, j’ai bien sûr pris soin de choisir un format (A5 pour Caïn) et un imprimeur. Le choix de l’imprimeur n’est pas forcément nécessaire, cependant je préfère m’assurer que ledit imprimeur saura travailler sur le format que j’ai choisi. Pour Caïn, le format étant on ne peut plus standard, c’était anecdotique.

Pour autant, avoir choisi l’imprimeur me permet aussi de faire des simulations de prix en fonction de la qualité du papier et du nombre de pages. Par exemple, pour ne pas vendre Caïn trop cher, je choisi d’imprimer à moins de 300 pages et si possible moins de 250. Le prix d’impression détermine le prix du livre pour moi.

Pour m’approcher de ces nombres, choisis de façon totalement arbitraire et avec pour seule optique de baisser le coût de fabrication, je joue avec les marges et les tailles de police. Caïn est un texte assez court, ce ne sera donc pas écrit tout petit avec des marges ridicules. Dans le cas d’un texte plus long, je n’aurais de toute façon pas poussé jusqu’à écrire en toute petit. Cependant, au lieu de marges classiques à 20 millimètres, j’aurais probablement réduit un peu à 17 ou 18 et réduit d’une taille la police. Cela peut faire gagner quelques dizaines de pages, voire plus, et donc quelques centimes par ouvrages.

Certes, ça peut sembler un détail, mais ces quelques centimes à l’impression se répercute sur toute la chaine (qui compte la TVA, la livraison, la part du libraire, la part de l’auteur et celle dédiée à la promotion). Au final, un écart de 20 centimes peut facilement faire passer le prix au-dessus d’un montant symbolique (10€, 15€, etc…). D’ailleurs, lorsque le prix calculé au plus juste donne pour résultat 11,17€, il est évident que je ne mets pas le livre à ce prix. La question la plus importante est ensuite de savoir si le bon prix est 10, 11, 12 ou 15€.

Du point de vue du lecteur, 10€ seront toujours mieux que 15. Mais c’est une perte sèche d’un peu plus de 1€ pour moi. 12€ semble donc plus intéressant pour l’auteur. Mais une fois en salon, et si je ne suis pas équipé d’un lecteur de carte bleue, je vais me retrouver avec le problème de faire la monnaie. C’est un réel problème rencontré à de très nombreuses reprises avec mes deux tomes de Farence vendus 13€ l’unité. J’ai « perdu » des ventes à cause d’un manque de monnaie. Depuis, j’ai investi dans un lecteur de cartes bleues 😉

Comme vous le voyez, la mise en page peut avoir une plus grande importance qu’on ne le croit de prime abord. D’ailleurs, il faut que je m’y remette !

À bientôt !

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