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Sur la route de Caïn – Ep5

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Je vous l’annonçais lors du dernier article sur le sujet : la phase de corrections de Caïn est enfin terminée. Revenons un peu en détails sur tout ça, si vous le voulez bien.

D’abord, j’ai donc fait relire par des bêta lectrices mon tapuscrit. J’ai eu quelques retours intéressants sur la forme et le fond qui m’ont permis de corriger certaines scènes en particulier et d’ajouter les deux chapitres finaux. Mais je ne m’en suis pas arrêté là pour autant. Sinon, ça ne serait pas drôle.

Comme je vous l’ai dit, j’ai des tics d’écriture, comme tout le monde. Certains que je connais (ma tendance à ajouter des adverbes non utiles par exemple, ou à mettre des « mais » partout…) mais il y en a aussi que j’ai découvert récemment. Notamment, une tendance importante à surutiliser les expressions « il y a » et ses consœurs. « Il y avait », « il se trouvait », etc…

Alors comment corriger tout ça quand on est complètement inconscient, même à la relecture, de ces défauts. Je dis même à la relecture car, même sachant que j’utilise trop d’adverbes, dans mes relectures, j’ai beaucoup de mal à y faire attention, un peu comme les fautes d’orthographes d’ailleurs.

Dans ces cas-là, j’agis comme un robot, tout simplement (<– adverbe en –ment ^^;). J’utilise donc la fonction rechercher de Word, puisque je travaille sur Word. Et c’est très efficace ! À tel point que c’en est démoralisant. La recherche « ment », par exemple, me remonte des milliers de résultats. (Astuce : bien penser à ajouter un espace final pour éviter les mots avec ment dedans, mais pas à la fin. Ensuite, relancer la recherche avec un point et une virgule pour les dernières occurrences ^^). Ça, c’est donc pour les adverbes en –ment que j’aime bien. Une fois qu’ils ont été trouvés, les éradiquer est assez facile. La plupart sont inutiles, le reste peut être remplacé sans trop d’effort. Parfois, une petite reformulation aide aussi. Piège à éviter : ne pas forcément tout remplacer, et encore moins par des formules identiques. Dans le cas des adverbes, remplacer systématiquement par une forme en « avec » ou en « de façon » reviendra finalement au même. Exemple facilement devient « avec facilité », modérément devient « de façon modérée » etc…

La même chose vaut pour les participes présents, une recherche et une modification. Attention à ne pas tomber dans le piège trop facile de remplacer un participe présent par une proposition avec « qui ». Exemple : « demanda le docteur en signant le dossier avec un ton moqueur » deviendrait « demanda le docteur qui signait le dossier avec un ton moqueur ». En réalité ce n’est guère mieux. Il faudra se triturer un peu pour trouver une nouvelle formulation.

Enfin, je lance une nouvelle recherche pour toutes les forme de « il y a », « il y avait », etc… Bien souvent, ceux-là disparaissent sans être remplacés.

Une fois ces grosses phases passées, je me suis lancé à la recherche des auxiliaires être et avoir. Là aussi, j’en mets beaucoup et puisque j’écris au passé, certains sont très difficiles, voire impossibles à remplacer. Difficile de retirer l’auxiliaire d’un plus que parfait… J’ai donc pris le parti de ne pas faire trop d’efforts. Si je peux remplacer facilement, je le fais. Mais sinon, je les laisse. Le détecteur de répétition me dira ensuite lorsqu’il y en a trop, trop proches. À ce moment seulement, je me casserai la tête 🙂

Évidemment, je fais chaque recherche sur le texte entier, à chaque fois. Nous avons donc concrètement cinq relectures (automatiques certes) complètes du texte. Et maintenant, il faut partir à la chasse aux répétitions. Pour ça, j’utilise un petit logiciel qui se nomme « répétition detector ». Il est tout simple, gratuit et fait le boulot.  Allez voir ^^

Antidote le fait très bien à ce qu’on m’a dit, mais je n’utilise pas antidote 😉

Là encore, c’est une relecture complète et plusieurs jours de corrections. Mais une fois que tout ceci est fait, le texte est presque prêt. Un petit coup de correcteur automatique et on est bon pour une dernière relecture.

Quoi ??

Eh oui, car à force de modifier le texte par morceau, comme un robot, on peut changer une expression qui n’aurait peut-être pas dû l’être ; ajouter une phrase qui répète l’idée détaillée un paragraphe plus haut ; oublier un mot dans la nouvelle formule, bref… pas mal de choses peuvent mal tourner. On est donc reparti pour un tour…

Et c’est là que j’en suis. La dernière relecture…

Si vous vous souvenez bien, j’avais parlé du nombre de mots dans la première version de Caïn (environ 45 000). Aujourd’hui, après une version à 49 000 mots (après l’ajout des deux chapitres) et une version à 58 000 après l’ajout d’un nouveau chapitre, le développement d’une nouvelle partie et la fusion de deux autres chapitres, le passage de la suppression de mes tics d’écriture fait redescendre le compteur à 56 600 mots.

Ma prochaine relecture et le prochain bêta lecteur diront s’il est nécessaire d’écrémer encore ou, a contrario, d’étoffer.

En attendant, je vais faire une petite pause 🙂

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